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  Rédacteur en chef : Stéphane Juffawww.menapress.com
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Analyse: La dernière chance diplomatique d’Obama (info # 011602/10)
Par Jean Tsadik
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Le chef des armées américaines, l’amiral Mike Mullen, était en Israël dimanche et lundi derniers. Non pour une visite politique, comme l’ont relevé certains confrères par erreur, mais afin de renouer le dialogue stratégique entre les deux pays ; dialogue qui était interrompu depuis l’accession de Binyamin Netanyahu à la présidence du Conseil.

 

Mullen et son staff ont rencontré le chef de Tsahal, le général Gaby Ashkenazi, et le ministre de la Défense, Ehoud Barak.

 

Mais les hôtes d’outre-Atlantique ont également participé à des réunions de travail, avec le numéro 2 de l’armée, Benny Gantz ; avec le chef des renseignements militaires, Amos Yadlin, et le chef du directorat, chargé, au sein de Tsahal, des tâches de planification, Amir Eshel.

 

On peut dire aujourd’hui que les Etats-Unis et leur allié israélien retrouvé ont échangé, au plus haut niveau possible, les informations qu’ils détiennent sur l’Iran, et se sont assurés, qu’en cas d’affrontement, leurs forces seraient complémentaires.

 

Ces concertations ont été grandement facilitées par l’excellent contact existant entre Mullen et Ashkenazi, qui se rencontrent régulièrement, se parlent souvent au téléphone, et apprécient leurs qualités respectives.

 

Le séjour de la délégation militaire US avait été précédé, il y a deux semaines, par la visite du directeur de la CIA, Leon Panetta. Une visite qui aurait dû demeurer secrète, au sujet de laquelle "on" avait demandé à la presse de rester discrète et de faire "acte de responsabilité".

 

Panetta était simplement venu informer le gouvernement hébreu de la nature des sanctions que le Président Obama entend imposer à Téhéran à la mi-mars.

 

Dans le cadre de la reprise des consultations régulières entre les deux Etats, on annonce l’arrivée prochaine en Terre Sainte du vice-président Joe Biden, ainsi que de plusieurs sous-délégations de militaires, qui devront, avec leurs confrères locaux, rendre opérationnelles les décisions prises par Mullen et Ashkenazi.

La reprise du dialogue stratégique est, évidemment, d’une très grande importance pour les USA, Israël, et aussi pour les autres pays concernés par la crise iranienne.

 

Elle constitue par la même un avertissement net à l’intention des ayatollahs. Un avertissement dépassant la seule sémantique, puisque Washington et Jérusalem renforcent considérablement leur présence militaire dans le Golfe Persique.

 

De fait, avec d’autres alliés, ils apportent au Président Obama le volet militaire indispensable à assurer la crédibilité de sa tentative de dissuasion politique liée aux sanctions qu’il envisage.

 

C’est une excellente nouvelle de savoir qu’Obama a mis un terme à sa politique d’exclusion d’Israël du processus de prises de décisions politiques et de positionnement de ses pions militaires.

 





L’amiral Mullen, en compagnie d’Ehoud Barack et du général Ashkenazi

 

Nous de tempérer toutefois l’enthousiasme que ce revirement peut susciter : le souci principal de la Maison Blanche tient à son désir d’empêcher l’Etat hébreu de faire cavalier seul et de lancer une opération contre les centrales perses sans la consulter.

 

Or, plus Jérusalem était tenue à l’écart des atermoiements d’Obama, et plus ce risque était important.

 

Reste que cette nouvelle approche washingtonienne, qui contribue à renforcer les capacités de défense d’Israël – Mullen et Ashkenazi ont abordé la livraison de nouveaux matériels, destinés à préserver la différence qualitative entre Israël et ses ennemis en matière d’équipement – est associé d’un prix à payer par Jérusalem : repousser la deadline pour une intervention en solo.

 

L’amiral Mullen l’a exprimé de façon simple et directe pendant qu’il se trouvait parmi nous : "il est important de donner à la diplomatie et aux pressions internationales une chance avant de se tourner vers la seule option militaire". Mullen a employé cette expression pour illustrer son propos : "Tandis que chaque situation connaît ses limites, nous n’y sommes pas encore".

 

Ca n’est pas l’impression des experts israéliens. Et ils l’ont fait savoir à leurs locuteurs, cartes et rapports de renseignement à l’appui.

 

Ce que les visiteurs du Nouveau Monde ont obtenu ici, c’est qu’Israël s’abstiendra d’intervenir, à contrecœur, jusqu’aux résultats de l’initiative obamesque au Conseil de Sécurité.

 

C’est ce que des responsables locaux ont identifié comme l’initiative diplomatique de la dernière chance. Ensuite, ils espèrent des militaires US, en cas de nouvel échec, un mouvement de bascule de la diplomatie vers l’exercice de l’option militaire.

 

Et ils espèrent aussi que, dans une telle situation, l’armée américaine ne se contentera pas de donner son feu vert à Tsahal, mais que les deux forces interviendraient conjointement contre les cibles stratégiques en Perse.

 

Les responsables de notre ministère de la Défense s’en sont ouverts à leurs vis-à-vis et leur ont demandé qu’ils adoptent une posture cohérente, s’il s’avère que la seule solution pour empêcher Ahmadinejad d’obtenir la bombe atomique tient en une opération militaire.

 

En finalité de ces discussions, le gouvernement d’Israël apporte son appui illimité à l’offensive diplomatique US en vue de l’adoption du quatrième train de sanctions, même s’il ne croit pas en la possibilité qu’elles parviennent à dissuader Téhéran de construire sa Bombe.

 

On peut dire que les experts israéliens ont été satisfaits du dialogue entre militaires. "Il a eu lieu entre gens sensés, parfaitement au courant de l’échéancier du projet perse et des conséquences qu’auraient sur le monde un Iran atomique", m’a confié ce matin l’une des éminences grises du ministère de la Défense.

 

Car ni nos experts, ni nos politiques n’accordent un grand crédit à l’administration Obama. Encore, emploie-je ici un euphémisme.

 

Parce que pendant que l’on parlait très sérieusement, dans les entrailles du Q.G des forces armées d’Israël, Hillary Clinton, envoyée par son président calmer les inquiétudes des Arabes à Doha, faisait des déclarations publiques dissonantes.

 

Ainsi, devant des leaders angoissés par le début officiel du sur-enrichissement de l’uranium décrété par Ahmadinejad, et face aux hésitations de l’administration US, la Secrétaire d’Etat n’a pas trouvé mieux que de proposer aux voisins immédiats de l’Iran, inquiets des plans de cet Etat, "de se fier au parapluie américain".

 

Déclaration que les observateurs se sont empressés de traduire par : les Etats-Unis n’ont pas l’intention d’intervenir pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire, à part en plaçant des missiles antimissiles sur le pourtour de la "République" islamique.

 

Interprétation qui conduit plus d’un d’entre nos collègues à la déduction selon laquelle le Président Obama s’est résigné à accepter que l’Iran devienne une puissance nucléaire.

 

Un sentiment désagréable, encore renforcé par les fuites sur les termes définissant le type de sanctions qui seraient adoptées en mars. Des sources officielles américaines et russes parlent de sanctions visant les gardiens de la Révolution mais épargnant les civils et l’économie iraniens.

 

Autour du Département d’Etat et de la Maison Blanche, on commence même à entendre une théorie abracadabrantesque selon laquelle le mal, à Téhéran, serait le fait unique des Pasdaran, qui imposeraient leur volonté au Guide suprême Khameneï, au parlement et à Ahmadinejad.

 

Notre lecture de la situation diffère nettement de ce raccourci effrayant de simplisme, puisque nous avons de bonnes raisons de croire que les Pasdaran sont les SA de la dictature théocratique, et qu’ils répondent fidèlement à ses ordres.

 

De plus, comment choisir des sanctions qui ne frapperaient que les Pasdaran ? Vous parlez des sanctions déterminantes, qu’ont évoquées Clinton et Obama... De l’application d’un embargo aux exportations d’or noir ?

 

Ce qui amène Emily Landau, membre de l’Institut National des Etudes attenantes à la Sécurité, dont nous apprécions les analyses, à se demander, dans Haaretz, si l’administration Obama n’est pas en train de se satisfaire d’une prise supplémentaire de sanctions dont elle sait qu’elles seront inefficaces. Pour pouvoir affirmer, ensuite, "vous voyez, nous avons essayé".

 

Madame Landau rappelle qu’à fin septembre, Obama avait exprimé, avec force conviction, que la situation était sérieuse, et que si l’Iran ne modifiait pas son orientation, "il y aurait des conséquences". Mais il n’y en a pas eu, observe la consœur.

 

Et en octobre, lorsque Téhéran reçut une extension de deux semaines pour accepter l’offre de l’AIEA, puis une autre, jusqu’à la fin de l’année, Hillary Clinton menaça que les Etats-Unis "n’attendraient pas indéfiniment". "Et pourtant, les USA attendent", relève Emily Landau.

 

Mardi 16 février [11:56:00 IST]
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Analyse: Israël, terre d’entreprise (info # 011502/10)
Par Sébastien Castellion
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La cause est entendue : l’image d’Israël – en France comme dans la plus grande partie de l’Occident – est, sous l’influence de journalistes malintentionnés et d’hommes politiques sans courage, presque exclusivement associée à la guerre.

 

Les Israéliens – qui vivent pour l’essentiel des vies parfaitement normales où la guerre ne joue, au jour le jour, qu’un rôle très mineur – ont parfaitement raison de trouver cette image injuste.

 

Mais les tentatives faites pour rectifier cette erreur – qu’elles se concentrent sur les richesses touristiques, sur la vie culturelle israélienne ou, comme récemment en Haïti, sur l’importante action humanitaire d’Israël – ont eu assez peu de succès jusqu’à présent.

 

Richesses touristiques, vie culturelle et action humanitaire sont, après tout, très développées également en Europe. Israël fait bien de rappeler ses avantages en ces matières, mais ne parviendra pas à impressionner pour autant les opinions européennes.

 

C’est pourquoi le récent livre de Dan Senor et Saul Singer Start-up Nation, "Council on Foreign Relations", 2009, mérite une mention à part. En se penchant sur le phénomène de la création d’entreprises en Israël, les auteurs ont identifié un domaine où la société israélienne écrase ses concurrentes européennes d’une supériorité incontestable.

 

Quelques chiffres et quelques faits pour commencer :

 

Israël, dont la population est soixante fois plus faible que celle de l’Union européenne, attire à elle seule la moitié du montant du capital risque investi dans l’ensemble des économies européennes – un ratio par habitant de 30 contre 1 en faveur d’Israël.

 

Sur le marché boursier Nasdaq, spécialisé dans les entreprises de petite taille et de haute technologie, on trouve plus d’entreprises israéliennes que d’entreprises issues de l’ensemble du continent européen.

 

Avec des dépenses de recherche et développement égales à 4,5% de la production annuelle de richesse, Israël est le numéro un mondial de l’effort de recherche par habitant. Du coup, Israël se place chaque année dans le peloton de tête des pays classés par le nombre des brevets déposés.

 

Contrairement à ce que certains croient encore, les industries civiles représentent la très grande majorité de ce mouvement d’innovation. L’industrie militaire, au sens large, (défense, sécurité et anti-terrorisme) représente désormais moins de 5% de la richesse produite annuellement en Israël.

 

Outre la sécurité, les points forts de l’innovation israélienne comprennent l’informatique, les communications, les équipements médicaux, les biotechnologies et l’environnement.

 

Plusieurs des grandes entreprises de nouvelles technologies – eBay, Cisco, Intel, Microsoft, Google – ont localisé en Israël les programmes les plus innovants de leur effort de recherche-développement. Un des dirigeants américains d’eBay, interviewé par Senor et Singer, déclare que « le secret le mieux gardé de la profession est que nous vivons et mourons par la production de nos équipes israéliennes ».

 

Parmi les innovations made in Israel, on trouve la puce Duo Intel, les pilules à caméra intégrées, utilisées par la médecine, le téléphone portable, le système de recherche de Google, les dernières versions de Microsoft Outlook, le système de détection de fraudes en ligne utilisé par Paypal, etc., etc.

 

Enfin, la situation d’Israël en matière d’innovation et de capital-risque ne s’est pas détériorée du fait de la guerre, au contraire : au cours de la décennie 2000 – celle de la deuxième Intifada et des guerres du Liban et de Gaza – la part d’Israël dans le marché du capital risque a doublé.

 

Toutes ces données convergent : en matière de création d’entreprises et d’innovation technique, Israël a manifestement trouvé un modèle qui en fait l’un des pays les plus performants du monde – dans une catégorie incomparablement supérieure à celle des sociétés d’Europe.

 

Ce succès peut paraître d’autant plus surprenant, qu’Israël fut longtemps un pays pauvre, dominé par des idées socialistes, tout occupé à gérer l’intégration de ses nouveaux immigrants et à protéger son existence contre ses ennemis. La plus grande partie des immigrants ne venait pas, par ailleurs, de cultures particulièrement portées sur l’entreprise.

 

Quelle est donc l’explication de ce miracle israélien dans l’entreprise et l’innovation ? Senor et Singer étudient la question selon une méthode presque anthropologique, analysant plusieurs caractéristiques de la société israélienne pour comprendre leur impact sur l’esprit d’entreprise et d’innovation.

 





Israël vu par l’entreprise : un point de vue unique… et impressionnant

 

La première explication du succès israélien est, pour les auteurs, le caractère faiblement hiérarchique de la société israélienne. Tous ceux qui ont visité le pays le savent : les Israéliens n’accordent aucun respect particulier à ceux qui détiennent l’autorité, de l’instituteur au Premier ministre. Ils n’hésitent pas à les critiquer ouvertement et, s’ils ne sont pas d’accord avec eux, à le leur dire en face.

 

Cette liberté de ton est, selon Senor et Singer, directement favorable aux succès des entreprises. Dans d’autres sociétés, les employés n’osent pas faire part de leurs désaccords et obéissent aux ordres du chef, même s’ils savent que ces ordres vont nuire à l’entreprise.

 

En Israël, ils protestent, lancent le débat et peuvent ainsi contribuer à sauver une entreprise qui, sans ce débat, serait allée à sa perte.

 

En plus de cette liberté de parole, sans doute unique au monde, de nombreux Israéliens partagent l’expérience d’avoir été chargés de lourdes responsabilités, à un très jeune âge, lors de leur service militaire.

 

Des officiers de vingt-deux ou vingt-trois ans doivent diriger des opérations complexes, où sont en jeu la destruction d’ennemis dangereux, la vie des populations civiles et celle de leurs subordonnés. Si éprouvantes que soient ces expériences, elles sont aussi une formation exceptionnelle pour exercer des fonctions de direction et tenir bon face aux tensions du monde économique.

 

La petite taille du pays, son caractère antihiérarchique et le grand brassage social du service militaire font également d’Israël un pays idéal pour la constitution des réseaux, qui sont si indispensables pour la création et le développement des entreprises.

 

Comme le dit aux auteurs Yossi Vardi, créateur et financeur en série d’entreprises israéliennes de l’Internet : « Le schéma des relations sociales en Israël est simple : tout le monde connaît tout le monde, tout le monde a été à l’armée avec le frère de tout le monde, la mère de tout le monde était professeur dans votre école et son oncle était votre commandant ». Dans une société où les réseaux sont aussi denses, il est plus facile d’identifier les talents et de trouver les partenaires nécessaires pour faire fructifier son entreprise.

 

Prête à reconnaître et à développer tous les talents en son sein, Israël est aussi plus ouverte que tout autre pays pour faire venir de nouveaux talents de l’étranger.

 

Les Juifs du monde qui souhaitent s’y installer pour affaires sont incités à rester et à faire leur vie dans le pays. Il en est résulté un afflux de talents extérieurs avec lequel seuls les Etats-Unis (et peut-être le Canada) peuvent être comparés.

 

Les raisons du succès ne résident cependant pas entièrement dans la société civile : Senor et Singer reconnaissent un rôle à l’Etat dans le développement des entreprises.

 

L’Etat israélien avait créé, au début des années 1990, un programme public de financement du capital-risque, Yozma, dont l’importance a décru depuis lors, mais à qui plusieurs interlocuteurs des deux auteurs attribuent le lancement de l’innovation israélienne.

 

Et surtout, afin de mieux défendre la nation, l’Etat d’Israël a mis en place des programmes de repérage et de formation des meilleurs étudiants pour les faire servir dans des unités militaires d’élite à forte composante scientifique : Talpiot au sommet, Mamram chargée des systèmes informatiques, l’unité 8200, qui poursuit les terroristes en suivant leur activité sur Internet…

 

Ces formations de premier rang, financées par l’Etat, créent une exceptionnelle concentration de talents qui, une fois l’armée terminée, se déversent dans l’entreprise.

 

Cette combinaison de facteurs favorables dans la société et d’une aide intelligente de l’Etat ne signifie pas que le modèle israélien ne coure aucun risque. Les auteurs identifient, comme risque principal, la part croissante de la population israélienne qui ne participe pas activement à l’économie – principalement les ultra-orthodoxes et les femmes arabes.

 

On pourrait également ajouter, parmi les menaces, l’écart croissant entre une éducation scientifique de premier ordre et une éducation scolaire dont le niveau moyen a plutôt tendance à décroître.

 

Lundi 15 février [06:26:00 IST]
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Analyse: Liban : l’erreur de calcul de l’Occident (2ème partie et fin) (info # 011202/10)
Par Michaël Béhé à Beyrouth
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Le 27 juillet 2006, en pleine guerre entre le Hezbollah et l’Etat hébreu, le gouvernement libanais décrétait sa volonté que "seul l’État libanais soit autorisé à détenir des armes et à exercer son autorité au Liban".

 

Cette décision fait partie intégrante de la résolution 1701, adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU le 11 août 2006. Elle apparaît au paragraphe 8 dudit document.

 

Au paragraphe 14, le Conseil de Sécurité "prie la FINUL, comme elle y est autorisée au paragraphe 11, de prêter assistance au Gouvernement libanais sur sa demande".

 

Elle n’en a rien fait.

 

Tout comme elle n’a pas soutenu notre gouvernement, le 7 mai 2008, lorsqu’il donna l’ordre à son armée d’intervenir, en application de la 1701, afin d’imposer sa loi sur son territoire.

 

Le 1er ministre d’alors, Fouad Siniora, se tourna, en cette occasion, également vers les "amis" de notre pays, à commencer par la France, qui n’a de cesse de clamer son attachement à notre liberté.

 

Mais la France et les autres pays libres, alors que 15 000 hommes de la FINUL se trouvaient à moins de cent kilomètres de Beyrouth et qu’ils avaient l’obligation d’intervenir aux côtés des autorités légales du Liban, choisirent de permettre à l’Iran d’imposer, par la force brutale, sa domination de fait sur notre patrie et son peuple.

 

A dater de mai 2008, par la faute de nos "amis", le Liban souverain et indépendant a cessé d’exister.

 

Ca n’est certes pas la première fois que le Conseil de Sécurité manque de respecter une résolution qu’il a lui-même promulguée. En Bosnie et au Rwanda, cela s’est soldé par des massacres industriels.

 

Pas la première fois que les Occidentaux – la France en particulier, qui devient coutumière du fait – détournent le regard lorsque des amis à eux sont jetés en pâture aux fauves.

 

En termes de realpolitik, on peut comprendre que les démocraties n’aient pas eu envie de se lancer au chevet, sabre au clair, d’un peuple de quatre millions d’habitants uniquement ; parce que, peut-être, à l’issue d’un calcul immédiat à court terme, le jeu n’en valait pas la chandelle.

 

Au Liban, nous sommes des victimes accoutumées des conséquences de la realpolitik, et nous avons plusieurs fois payé ses effets au prix maximum. Aussi, me garderai-je soigneusement, dans cette brève analyse, de faire appel à la compassion de mon lecteur.

 

Ainsi, j’entends rester dans une stricte analyse et en écarter les composants émotionnels, après avoir mentionné qu’ils existent.

 

En mai 2008, la FINUL aurait dû intervenir au côté du gouvernement légal libanais. Ca n’était pas seulement son obligation, en respect de la lettre et l’esprit de son mandat. C’était l’opportunité de réaliser l’intention maintes fois exprimée par les membres du Conseil de Sécurité et les "amis" du Liban : rendre ses prérogatives au gouvernement central, démocratique et légitime, l’aider à rétablir son autorité sur toutes les régions du Liban et à désarmer les groupes armés qui l’empêchent de réaliser cet objectif.

 

Dans les quelques lignes du paragraphe précédent se trouvent résumés tous les buts énoncés dans la résolution 1701.

 

L’adéquation entre le texte de la résolution et les décisions de notre gouvernement ayant généré l’agression perpétrée par le Hezbollah est impressionnante : au paragraphe 6, le Conseil de Sécurité appelle spécifiquement à porter assistance au gouvernement afin qui puisse rouvrir les aéroports et les ports sous son autorité.

 

Or le gouvernement venait de décider de déplacer l’officier en charge de notre unique aéroport international parce qu’il œuvrait dans l’intérêt de l’organisation terroriste chiite et des Iraniens, à la place de s’occuper de ceux de son pays.

 

A ce propos, les passagers empruntant ledit aéroport doivent avoir conscience, qu’aujourd’hui plus qu’en 2008, ce sont ces deux entités, avec l’aide pratique des agents syriens, qui contrôlent leurs allées et venues. Les coordonnées de chaque arrivant sont immédiatement transmises aux services de Damas et de Téhéran, leur donnant le loisir de traquer les activités de nos hôtes.

 

Le second objet du décret gouvernemental consistait en un ordre donné aux services de sécurité de l’Etat d’enquêter sur le réseau de communication militaire parallèle, implanté par le Parti de Dieu et les Pasdaran iraniens sur notre territoire.

 

Ce, en vue, non pas d’échapper aux écoutes de l’ennemi providentiel israélien, mais au contrôle du gouvernement légal sur des activités militaires parallèles se déroulant sur son territoire. A ce titre également, cela participait exactement à ce que l’ONU nous demandait de réaliser dans la résolution qui mettait un terme à l’affrontement entre le Hezb et l’Etat hébreu.

 

Il importe de saisir correctement que la non-assistance à l’Etat libanais en cette occurrence n’a pas constitué un manquement accessoire ultérieurement rattrapable. La perte de crédibilité de notre autorité centrale s’est jouée en cette occasion, et, depuis, elle n’a jamais plus été en mesure de la faire valoir.

 

L’armée nationale a attendu de savoir si la communauté des nations la soutiendrait si elle entreprenait la réalisation des instructions que le pouvoir civil lui avait communiquées.

 

Face à la réponse négative de nos "amis", la force armée, jugeant qu’elle n’avait pas les moyens de s’opposer efficacement à la milice et à ses alliés, et que son engagement seule risquait de dégénérer rapidement en guerre civile, décida ne pas intervenir dans les combats.

 

L’armé assista ainsi en observatrice à l’invasion du cœur de Beyrouth par les miliciens chiites ainsi qu’au meurtre de plus de cent compatriotes, qu’elle avait pour mission suprême de protéger.

 

Depuis cet épisode, l’armée est devenue une composante indépendante de l’échiquier libanais. Elle décide de sa conduite en considération de son unique intérêt. Elle ne répond plus aux injonctions du gouvernement élu, qui, quant à lui, a cessé de lui dire ce qu’elle avait à faire.

 

Dans ces conditions, celles du gouvernement d’un Etat situé au Moyen-Orient, défié en permanence par une milice mieux armée que lui, et convoité par deux dictatures parmi les plus sanguinaires de la planète – l’Iran et la Syrie – l’autorité élue se retrouve confinée au rôle qui était celui de Vichy après l’invasion de la zone Sud par les hitlériens.

 

Le Conseil de Sécurité a ainsi œuvré dans le sens opposé des résolutions qu’il avait prises. Il s’était engagé à aider le Liban. L’aider à désarmer les groupes armés qui contestent son autorité et à interdire la contrebande d’armes à leur profit.

 

Faute de l’avoir fait, le Hezbollah, qui comptait dans ses arsenaux 2 000 roquettes à la fin de sa guerre avec Israël, en dispose désormais de 50 000.

 

Avant l’été 2006, l’organisation chiite contrôlait certaines zones de notre territoire, aujourd’hui, après son coup de 2008, c’est chaque centimètre du Liban qui se trouve à sa merci.

 

Mais le constat global que nous sommes bien obligés d’établir – qui s’en chargerait à notre place ? – montre qu’en stoppant la campagne menée par Israël, la communauté internationale a sauvé la peau des tourmenteurs de ce pays et fait le jeu de la politique d’hégémonie de l’Iran et de la Syrie.

 

En redéployant la FINUL sur la frontière avec Israël et en redéfinissant son rôle, passant du statut d’observateur à celui de force de maintien de la paix, l’ONU, et surtout les membres permanents du Conseil de Sécurité, donnent l’impression que la situation est normalisée et que la 1701 est appliquée.

 

En réalité, c’est tout le contraire qui est vrai. L’ONU a fourni à l’Iran la légitimité qui lui manquait pour s’approprier notre territoire, sans jamais réagir aux infractions commises contre son mandat et pratiquement sous son nez.

 

Elle n’a pas amené à la pacification de la région – quatre ans sans conflit majeur n’ayant aucune signification stratégique dans la région - mais, au contraire, à sa militarisation.

 

Comme l’a justement annoncé le général de Tsahal Yossef Peled, empêché ensuite de s’exprimer, pour des raisons de conjoncture politique par Binyamin Netanyahou, une nouvelle guerre, qui sera menée sur le territoire du Liban mais sans l’aval de la population qui l’habite, est désormais inéluctable.

 

Il ne s’agit d’ailleurs pas de menaces israéliennes – les menaces étant ce que l’on peut lire sur les posters du Hezbollah photographiés par Ilan Tsadik, alors que Hezbollah, selon la 1701, ne devrait plus se trouver au Liban-Sud et être désarmé sur l’ensemble de notre territoire.





 

Il s’agit d’une prise de vue montrant les obsèques d’un Israélien,

victime du terrorisme chiite.

 

La légende rouge dit : "Khitman ila zawal",

VOTRE EXTERMINATION EST CERTAINE !

(Photo d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)

 

On est en présence d’une constatation évidente, qui crève les yeux aussi bien d’un Samir Geagea que du général Peled, de ce que la communauté des nations a permis à l’Iran d’instrumentaliser le Hezb, de le phagocyter et de l’intégrer dans son dispositif impérialiste et agressif.

 

L’Iran et la Syrie ne surarmant pas la milice afin d’instaurer la paix dans la région !

 

Le titre de cet article est Liban : l’erreur de calcul de l’Occident. En quoi la lâcheté des nations civilisées et le lâchage de mes compatriotes constituent-ils une erreur de calcul ?

 

En cela qu’il va falloir incessamment déloger notre occupant par procuration, pour la raison suffisante, que l’Europe ne saurait tolérer, d’un strict point de vue stratégique, que le Liban passe sous le contrôle absolu de Téhéran.

 

Nous, nous sommes des civils qui courons dans tous les sens sur le pont d’un porte-avions en mission opérationnelle.

 

L’urgence se fait de plus en plus chaude au fur et à mesure que l’Iran conçoit sa bombe atomique et les missiles nécessaires à son transport. Certaines zones de mon pays, échappant déjà à tout droit de regard des Libanais, sont physiquement gérées par des généraux pasdaran établis à demeure.

 

Dans peu de temps, ils y installeront des missiles balistiques intercontinentaux. Des fusées déjà opérationnelles, capables, depuis notre sol, d’atteindre n’importe quelle capitale du vieux continent.

 

C’est la raison pour laquelle les ayatollahs s’intéressent à notre minuscule Etat. Non pour ses richesses naturelles, nous n’en disposons pas. Ils sont en train de faire de notre territoire la tête de pont avancée de leur armée.

 

Pour l’utiliser, à court terme, contre Israël en cas d’embrasement au sujet de leur Bombe, car les Perses n’ont pas la capacité de répondre à une attaque de nos voisins du Sud à partir de chez eux.

 

Puis, simultanément, afin d’approcher leur menace de l’Europe, et de servir ainsi leur ambition expansionniste. Celle, dans un premier temps, de devenir un interlocuteur incontournable dans le dialogue global. A Téhéran, on considère qu’on a droit à un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité, et on s’apprête à l’exiger.

 

L’erreur de calcul, demandez-vous ?

 

Si en mai 2008, les nations civilisée avaient envoyé cinq mille soldats servant dans la FINUL afin d’épauler l’armée libanaise dans la reconquête de Beyrouth et de l’Aéroport Rafic Hariri, toutes les conditions prévues dans la 1701 auraient été remplies, et la Révolution du cèdre aurait réussi.

 

En risquant la vie d’une poignée de soldats, le monde se serait épargné la situation inextricable dans laquelle il est aujourd’hui plongé dans mon pays.

 

Et je ne parle même pas, puisque cela n’intéresse pas le monde, de l’économie de la vie de milliers de Libanais, qui vont probablement tomber dans la prochaine guerre, qu’ils ne veulent pas faire.

 

Mais la France s’est souvenue de l’attentat du Drakkar, de 1983, perpétré par l’embryon du Hezbollah, et l’Amérique, de l’Attentat de l’Aéroport, qui, simultanément, faucha 241 Marines, assassinés par les mêmes mains criminelles.

 

Des agressions qui s’inscrivaient dans le même conflit, et qui véhiculait le message suivant : retournez chez vous et souvenez-vous de vos morts.

 

C’est ce qui s’est passé. Les pays se sont souvenus de leurs morts, qui composaient alors, avec des contingents britannique et italien, la Force multinationale de sécurité et qui agissaient également dans le cadre des Nations Unies.

 

Les Etats terroristes avaient prévu, 27 ans à l’avance, les hésitations qui font désormais douter l’Occident face à la menace iranienne. Ils avaient planifié les réactions futures des états-majors, à l’idée de renvoyer des hommes au Liban.

 

Vendredi 12 février [15:45:00 IST]
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Analyse: Liban : l’erreur de calcul de l’Occident (1ère partie) (info # 011102/10)
Par Michaël Béhé à Beyrouth
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Le 14 février, jour anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri, se déroulera à Beyrouth, sur la place des Martyrs, une manifestation du courant dit du 14 mars.

 

Cette alliance, qui a obtenu la majorité des sièges au parlement lors des dernières élections générales en 2009, entend perpétuer le rassemblement du 14 mars 2005, connu également sous l’appellation La révolution du cèdre.

 

A cette occasion, 1,3 millions de mes compatriotes avaient exigé (et obtenu) le retrait des forces de l’occupant syrien de notre territoire, ainsi que l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat de l’ex-1er ministre Rafic Harari, exécuté exactement un mois plus tôt.

 

Les formations politiques qui composent aujourd’hui le "14 mars" sont celles qui s’opposent à la mainmise du Hezbollah chiite, et de ses commanditaires syriens et iraniens sur les prérogatives de l’Etat.

 

Les sunnites du président du Conseil Saad Hariri et la plupart des chrétiens forment l’épine dorsale du 14 mars.

 

Dans les faits, cependant, malgré leur succès électoral - 56,2 % des suffrages exprimés - et l’évidence qu’ils représentent toujours une solide majorité des habitants de ce pays, les anti-syriens sont contraints de "faire preuve d'une résistance pacifique de tous les jours".

 

C’est le terme employé cette semaine par le Dr. Samir Geagea, à l’occasion de la Saint-Maron, la fête du patron de la communauté maronite.

 

Geagea est le chef du Parti des Forces Libanaises. Il a parfaitement démontré, lors de son intervention, le rationnel selon lequel "les armes du Hezbollah ne sont pas une source de force", établissant qu’elles sont, au contraire, un élément "de faiblesse pour le Liban".

 

Le leader des FL a soutenu sa thèse, prophétisant que le Hezbollah participera à la confrontation en vue entre l’Iran et Israël, "sans prendre l'avis de quiconque parmi les Libanais et au détriment de l'indépendance et de la souveraineté du Liban, qui passent très loin derrière dans ses priorités".

 

Or, pour Samir Geagea, une confrontation avec Israël constituerait une calamité pour le Liban : "nous voulons à tout prix éviter la guerre, et, pour cela, la décision de guerre ne doit pas être entre les mains du Hezbollah, mais du gouvernement libanais, dans l'intérêt de tout le monde".

 

Même son de cloche au parti Kataëb, autre membre de la coalition du 14 mars et de la majorité gouvernementale, où l’ancien président de la République, Amine Gemayel, a expliqué hier sur une chaîne télévisée que "la souveraineté veut dire qu'un groupe donné n'a pas le droit de détenir entre ses mains la décision de guerre et de paix, hors du cadre légal".

 

Ce, avant de poser une question rhétorique face aux téléspectateurs : "Sommes-nous tous d'accord là-dessus ? Le Hezbollah ne cache pas son allégeance au wilayet el-fakih [1] et à la révolution khomeyniste. Or celle-ci a sa propre stratégie qui peut être contraire à l'intérêt du Liban".

 

Pour les partis chrétiens non-aounistes, la participation massive des Libanais au rassemblement de dimanche – qui a lieu dans "le danger d’une guerre explosive" (Geagea) – marquera l’attachement du peuple à la souveraineté et à l’indépendance nationale, et soulignera la nécessité selon laquelle la décision de paix ou de guerre doit demeurer le privilège exclusif de l’Etat.

 

Ceci étant, il importe d’expliquer au lecteur que la très nette victoire du 14 mars aux législatives de 2009, la majorité au parlement et dans le gouvernement, la position de 1er ministre qu’occupe Saad Hariri, ne lui accordent aucun privilège pratique en matière de gouvernance.

 

C’est ce qui explique la situation cocasse, dans laquelle un chef de la majorité doit appeler les supporters de son camp à "une résistance pacifique de tous les jours".

 

Car deux événements majeurs ont réduit le 14 mars et "son" gouvernement à un rôle de simple observateur craintif, sans cesse soumis à la menace d’une nouvelle guerre civile.

 

D’abord le mini-coup d’Etat du 7 mai 2008, lors duquel, s’opposant à deux décisions du gouvernement libanais, celle d’ouvrir une enquête sur le réseau de communication parallèle Hezbollah-Iran et celle de limoger Wafic Choukair, le chef de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth, le Parti de Dieu envahit les zones sunnites de la capitale et s’attaqua au bastion druze dans la montagne.

 

Depuis cet épisode récent de notre guerre civile, qui a coûté la vie à plus d’une centaine de personnes, la majorité politique fait constamment face aux menaces directes du Hezbollah d’utiliser à nouveau ses armes contres ses contempteurs libanais et néanmoins compatriotes.

 

Ce rapport de force militaire a obligé le 14 mars à des concessions considérables. Notamment le renoncement à réinstaurer la souveraineté de l’Etat dans les espaces de non-droit soumis à la loi des milices chiites et des Pasdaran perses. Et à l’impossibilité d’imposer l’application de la résolution 1701 exigeant le désarmement desdites milices et la cessation de la contrebande d’armes et de munitions à son profit, en provenance de Syrie.

 

L’autre événement qui a amené le 14 mars à prendre conscience de son impuissance fut le rapprochement de l’Arabie Saoudite avec la dictature syrienne : en janvier 2009, le roi d’Arabie saoudite Abdallah bin ’Abd Al-Aziz, décida d’interrompre sa brouille de deux ans avec la dynastie Al Assad.

 

Le monarque espérait ainsi éloigner les Syriens de l’influence iranienne et permettre la mise sur pied d’un gouvernement stable à Beyrouth, tout en connaissant l’infériorité militaire de ses alliés du 14 mars.

 

Le prix de ce retournement d’alliance se paya chèrement par les Libanais, qui durent admettre le retour de leur pays dans le giron damascène.

 

C’est au cours du sommet des 7 et 8 octobre 2009, entre le président syrien Bechar Al-Assad et le roi Abdallah, que ce dernier exprima le souhait que la Syrie reprenne son ancien rôle au Liban.

 

Immédiatement après ce sommet, Al Assad ordonna au Hezbollah et à Aoun de cesser de s’opposer à la création d’un gouvernement au Liban – ce qu’ils avaient fait, systématiquement, quatre mois durant – et même d’y participer.

 

Mais il ne s’agit plus que d’un gouvernement de façade, sans pouvoir effectif.

 





Vue de la frontière israélo-libanaise

D’un côté le drapeau israélien, de l’autre, celui du Hezbollah,

non celui de la République libanaise.

 

Remarquez, pour l’anecdote, côté israélien, l’étendard rouge et blanc

de la division de parachutistes.

C’est elle, avec son 890ème bataillon, qui défend actuellement le front Nord,

face au Hezbollah

 

(Photo Stéphane Juffa © Metula News Agency)

 

Dans cette situation étrange, le président de l’Etat, Michel Suleiman, à l’écoute de Riad et Damas, a tendance à se rapprocher des points de vue du Hezbollah contre ceux de la majorité démocratiquement élue ; ce qui déchaîne le mécontentement des patriotes libanais.

 

Même le président du Conseil, le sunnite Saad Hariri, comprenant le peu de marge de manoeuvre qui lui reste, n’appelle plus, pour la manifestation de dimanche, qu’à exiger la poursuite de la procédure juridique internationale destinée à confondre les assassins de son père.

 

Hariri junior a abandonné les slogans de l’indépendance nationale et de la souveraineté unique du gouvernement libanais. Il a même accusé, au micro de la BBC, Israël de pousser à la guerre, et annoncé "qu'en cas d'attaque israélienne son pays sera au côté du Hezbollah".

 

Ce faisant, il a bien sûr déclenché la colère du ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, qui a très fermement réagi à ces propos.

 

Au Liban également, nombreux en sont à considérer que Saad Hariri fait partager à tous les Libanais un risque de guerre qu’ils ne souhaitent nullement et qui ne serait pas la conséquence de sa décision (d’Hariri), mais de celle du wilayet el-fakih.

 

La plupart des observateurs jugent aussi que la Révolution du cèdre est terminée et qu’elle s’est soldée par une défaite et l’abandon du rêve de renaissance de notre pays qu’elle avait suscité.

 

Nul n’est besoin d’être un grand devin pour prévoir que même la requête d’Hariri concernant la poursuite des travaux du tribunal international ne sera pas suivie d’effet. Pourrait-il en être autrement, quand la milice qui le tient en joue, de même que la Syrie qui lui impose sa loi à distance sont précisément les complices coupables de l’assassinat de son père ?

 

Après le lâchage des thèmes de la Révolution du cèdre – souveraineté, liberté, indépendance, désarmement des milices, menée d’une politique uniquement dictée par les intérêts du Liban – par le général Michel Aoun, patriote mythique devenu le meilleur ami de l’occupant syrien, puis par le cheikh druze, Walid Joumblatt, après le coup de mai 2008, le mouvement de 14 mars s’est désintégré de facto.

 

Jeudi 11 février [09:05:00 IST]
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Analyse: UNIFIL: Nur Mut, hauen wir ab! (info # 010902/10 DV) [Analysen]
© Metula News Agency
sans
Von Ilan Tsadik

si

 

Auf Deutsch!

 

 

Übersetzung: Gudrun Eussner

 

Zur Erinnerung:

 

Am 29. Dezember 2009 haben wir einen fotografischen Knüller gebracht, der auf der libanesischen Seite, einige Meter entfernt von der israelischen Grenze, dieses Bild eines permanenten Stützpunktes der UNIFIL (Der Interimstruppe der Vereinten Nationen im Libanon) zeigte. (Hier, in Französisch: [Le poids des mots, les photos du déshonneur].

 

Man sieht dort zwei Panzerwagen der UNO sowie ein weißes Schilderhaus unter einer Hisbollah-Fahne, einem Konterfei ihres Chefs Hassan Nasrallah und einem kleineren Foto, das die Beerdigung mit militärischen Ehren eines israelischen Fallschirmspringers zeigt, der von der schiitischen libanesischen Miliz getötet wurde.

 





Die Aufschrift auf dem Beerdigungsfoto heißt arabisch: "Khitman ila zawal",

 





was auf Deutsch bedeutet: "Euere Vernichtung ist sicher!"

 

Abrakadabra:

 

Es scheint, daß man in den Vereinten Nationen beunruhigter war durch den Artikel der Mena als die gesamte Herausgeberschaft der Medien; unsere Kollegen Journalisten nahmen unsere Entdeckung mit ohrenbetäubendem Schweigen auf.

 

Tatsächlich, als ich diesen Morgen (5. Februar 2010) mit meiner Freundin Nihya und unserem Boxerhund Taz in den Obstgärten von Metula, der Position der UNO gegenüber, spazieren ging, bemerkte ich, daß der Posten der UNIFIL, der sich dort seit vielen Monaten befand, ganz einfach... hm... verschwunden war.

 





Die UNIFIL Position an diesem Freitagmorgen

(Foto: Ilan Tsadik © Metula News Agency)

 

Es fällt auf, daß die Fahne der Hisbollah - eine grüne Hand, die eine Kalaschnikow hält - ebenfalls nicht mehr dort ist. Man weiß nicht, wer sie entfernt hat.

 

Der Knüller der Mena vom Dezember hat den Soldaten der Vereinten Nationen reichlich Arbeit gebracht: nicht nur mußten sie das Schilderhaus abreißen und es anderswo hinbringen, was - ich gebe es zu - nichts von einer Herkules-Arbeit hat, aber sie haben auch die Fässer wieder zusammengepackt, die es beschützten.

 

Es sind die grünen, mit Sand gefüllten Fässer, die man auf dem ersten Foto wahrnehmen kann, die zur Sicherheit der Besatzung der weißen Hütte gegen einen eventuellen Angriff durch ein Fahrzeug bestimmt waren. Die sind sehr viel schwerer wegzuräumen.

 

Aber keine Frage für die tapferen Krieger, beim Abzug das Konterfei von Nasrallah mit dem Aufruf zum Völkermord an uns abzuhängen. Mutig, aber nicht tollkühn, diese Kameraden! Ich erinnere sie dennoch daran, daß sie Soldaten des "Friedens" sind, und daß der Aufruf zu einem neuen Holocaust nicht exakt eine friedliche Botschaft darstellt.

 

Es ist eine Tatsache, daß ihr auf der Resolution Nr. 1701 des UN-Sicherheitsrates beruhendes Mandat auch die Entwaffnung der Hisbollah und die Kontrolle an der gesamten Grenze des Libanon zur Verhinderung der Einschleusung von Waffen und Munition für die illegalen Milizen vorsieht.

 

Tatsächlich aber ist die Hisbollah dabei, völlig ungestraft jedes schiitische Dorf in Süd-Libanon in eine bewaffnete Bastion zu verwandeln, umgeben von so vielen menschlichen Schutzschilden, wie es Bewohner in der betroffenen Ortschaft gibt.

 

Jetzt sollte Richard Goldstone kommen und sich das ansehen: Wenn es erst darum geht, die Leichen einzusammeln, ist es nutzlos.

 

Was den Schmuggel der Waffen aus Syrien angeht, da hat die UNIFIL es nicht einmal versucht, dagegen vorzugehen. Der Zustrom dieser Waffen hat die legale Regierung des Landes der Zedern zum Beobachter degradiert, mit dem Iran als wirklichem Herrscher des Landes, so daß ein Konflikt auf dessen Initiative hin heute unvermeidlich erscheint.

 

Unter diesen Bedingungen kann man den Abbau des besagten Postens nur als eine exzellente Werbeaktion für die Metula News Agency ansehen. Unsere Leser können somit versichert sein, daß wir nicht überflüssig sind, daß jedermann beeinflusst ist durch unsere Arbeit, und daß diejenigen, deren Abonnement nicht geregelt ist, gut beraten wären, das umgehend zu tun, ohne erst den nächsten Konflikt abzuwarten.

 

Ein herzliches Dankeschön von Ilan an unseren Werbeagenten Ban Ki-Moon, der nebenbei auch Generalsekretär der UNO ist, an unseren besten PR-Sprecher!

 

Die Soldaten des internationalen Kontingents haben also das Lager aufgelöst, aber beim näheren Hinsehen erkannte ich...

 





(Foto: Ilan Tsadik © Metula News Agency)

 

daß diese Ritter der modernen Zeiten sich nur ein wenig (etwa fünfzig Schritte) von Hassan Nasrallah und seinem Aufruf zu unserer kollektiven Vernichtung entfernt hatten, nur eine Angelegenheit, um politisch korrekt zu bleiben.

 

Die Schelme haben sich im Olivenhain versteckt, um ihre Anwesenheit vor den fürchterlichen Angriffen der Mena und ihrer Canon zu verbergen.

 

Wenn sie die Absicht gehabt hätten, sich vor den Blicken und den Kalaschnikows der Verrückten Allahs zu verstecken, hätten sie sich auf der anderen Seite der Bäume versteckt. Welch eine Binsenwahrheit!

 

Aber das Adlerauge von Ilan Tsadik, der von klein auf gewohnt ist, diejenigen zu entlarven, die in der Umgebung verschwinden wollen, ist nicht so leicht zu täuschen. Unsere aufmerksamen Leser - die besten, um die uns der gesamte Berufsstand beneidet - werden, schon bevor ich sie aufmerksam mache, bemerkt haben, daß das weiße Objekt, das ich im Gebüsch verewigt habe, nichts anderes ist, als das Heck des rechten Fahrzeugs auf dem Foto vom Dezember (oder ein Panzerwagen desselben Modells).

 

Aber wofür ist es gut, die Mühen auf sich zu nehmen, sich meiner Aufmerksamkeit zu entziehen, wenn weniger als 500 Meter von dort ein anderer Panzer der UNIFIL Wache schiebt (aber gegen wen?), unter einem anderen Poster der schiitischen Miliz, über dem diesmal das Banner der Hisbollah im Winde flattert?

 

Auf der Höhe eines engen Passes unterhalten sich vier Blauhelme in aller Ruhe, ohne sich der Gefahr bewußt zu sein, unter dem Slogan "Nakhnou almofajaat!" wörtlich: Wir werden Euch überraschen!

 





(Foto: Ilan Tsadik, Metula News Agency)

 

Das ist für uns bestimmt, aber es könnte auch sie angehen, wenn sie einen Augenblick das Attentat von Drakkar vergessen, die Bombardierung der Baracken in Beirut, 1983, das eben die Hisbollah verübte, und das 58 französische Fallschirmjäger das Leben gekostet hat.

 

Bevor ich Sie für den Augenblick verlasse, möchte ich hinzufügen, daß die Soldaten der UNIFIL keine Schuld tragen an diesem Akt der Feigheit. Trotz meiner natürlichen Schalkhaftigkeit halte ich viel davon, nicht Personen zu bezichtigen, die nicht verantwortlich sind dafür, worüber ich spreche.

 

Sie führen strikt die Befehle aus, die auf politischer Ebene ausgegeben werden. Nicht allein in Manhattan, am Hauptquartier der UNO, sondern auch an den Spitzen der Staaten, die Truppen für das internationale Kontingent bereitstellen.

 

Diejenigen, die glaubten, daß ihre Mission angeordnet war durch die Resolutionen des Sicherheitsrates, büßen jetzt für ihre Naivität. Dann muß man aber präzisieren, daß diese Soldaten nicht die Soldaten der Vereinten Nationen sind, auch wenn sie deren Uniform tragen.

 

Mardi 09 février [15:22:00 IST]
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Le commentaire du jour

par Roxane Mudejar.

Abjecte et raciste, ce sont les mots qui conviennent.

Cete "femme", qui écrit au masculin, a déjà sévi dans ce forum.

Malheureusement, elle fait partie d'une petite minorité non-né...
suite...


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